Tracer des frontières à Djibouti

Hommes et territoires aux XIXe et XXe siècles - Corpus de textes


25 octobre 1933 - Procès-verbal de la commission franco-britannique de délimitation fixant le point côtier
Le 20 octobre 1933, la commission britannique de délimitation représentée par
M. le lieutenant colonel E.H.M. Clifford, O.B.E. M.C. commisssaire
M. le major B.T. Godfrey Faussett, M.C. commissaire adjoint
M. A.T. Curle, commissaire adjoint
et la commission française de délimitation représentée par
M. J. Roussan, ingénieur principal des travaux publics, chef du service des travaux publics de la Côte française des Somalis, délégué par M. le gouverneur de la Côte française des Somalis,
M. Prétceille, géomètre principal du service des travaux publics de la Côte française des Somalis,
se sont réunies au camp de la commission britannique et MM. le lieutenant colonel E.H.M. Clifford et l’ingénieur principal J. Roussan ont échangé leurs pouvoirs.

I. Sur la demande de M. le lieutenant colonel E.H.M. Clifford la question de la reconnaissance et de la détermination sur le terrain du point frontière sur le littoral en face du puit Hadou, qui, aux termes de l‘accord anglo-français en date du 9 février 1888 sont communs aux deux parties, fut mise en premier lieu à l’étude.
Il rappella qu’un palmier isolé avait été proposé par M. Lagarde, dans sa lettre en date du 20 novembre 1890, adressée à M. le général John Jopp, political resident à Aden, et dans le croquis y annexé à l’échelle de 1/10000 dressé par M. le lieutenant de vaisseau de Carford et que ces propositions avaient reçu l’approbation de M. le général Jopp dans sa lettre du 28 novembre 1890.
II. Après plusieurs visites sur place, échanges de vues et interrogations d’anciens indigènes de la région, le 23 octobre 1935 à 9 heures, les membres des deux commissions se sont réunis au camp de la commission britannique en vue de se mettre d’accord d’une façon définitive sur la position où se trouvait le «palmier frontière» à Lawada.
Comme il ne subsiste de ce palmier qu’un tronçon de souche presque à ras de terre, sur la demande de la commission britannique, il fut décidé qu’une borne serait placée par la commission française à proximité immédiate.
III. La commission britannique se charge de construire autour de cette borne, un mur en pierres sèches d’environ 1 mètre de hauteur destiné à baliser la borne. Les détails de la construction seront communiqués à M. Roussan, dès l’achèvement de cet ouvrage.
IV. La position topographique de ladite borne rapportée au poste français de Lawada suivant la suggestion de M. Roussan est figurée sur le dessin ci-joint en date du 25 octobre 1933 et signé par les membres de la commission.
V. La dite borne a été construite le 24 octobre 1933. Elle est constituée par un massif en béton émergeant d’une trentaine de centimères au dessus du sol, mesurant un plan 0m,25 x 0m50, et portant en son centre une tige métallique arasée sensiblement au niveau du béton.

Lawada, le 25 ocotbre 1933
Signé
Roussan, Prétceille
E.H.M. Clifford, B.T. Godfrey Fausset, A.T. Curle
Copie réalisée par Roussan à Djallelo, datée du 9/11/1930 (sic).
Les lettres des 20 et 28 novembre 1890 n’ont pas été retrouvées jusqu’à présent.
Référence ANOM 2E4
Pour citer ce document djibouti.frontafrique.org/?doc242, mis en ligne le 23 novembre 2010, dernière modification le 4 décembre 2010, consulté le 18 décembre 2017.

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