Tracer des frontières à Djibouti

Hommes et territoires aux XIXe et XXe siècles - Corpus de textes


19 octobre 1884 - Procès verbal d’occupation du poste de Ras-Ali
Procès verbal d’occupation du poste de Ras-Ali - Golfe de Tad’jourah

Division navale du Levant
L’éclaireur d’escadre le Seignelay

Aujourd’hui, dimanche dix neuf octobre mil huit cent quatre vingt quatre, nous Margollé enseigne de vaisseau, officier du Seignelay, avons quitté le bâtiment mouillé dans la baie de Tad’jourah avec le canot à vapeur remorquant le canot de service accompagné d’un représentant du sultan de Tad’jourah, de sept hommes armés et d’une corvée composée de vingt hommes commandés par deux seconds maîtres.
Une heure environ après notre départ, vers huit heures du matin, nous avons mouillé dans le bras de mer appelé Khor-Ras-Ali. Nous avons alors, suivant les ordres reçus, fait enlever le mât de pavillon qui se trouvant sur la pointe Est. Nous nous sommes ensuite transportés sur la point Ouest où après avoir choisi un emplacement nous avons planté un mât de pavillon et hissé le pavillon Français. (*note sur le côté : A notre arrivée le mât ne portait aucun pavillon).
Après avoir constaté que les alentours étaient déserts nous avons confié la garde du pavillon à un quartier maître, quatre marins et deux miliciens indigènes tous armés et avons procédé à la construction d’un retranchement provisoire avant de retourner à bord.
En foi de quoi nous avons dressé le présent procès-verbal.
Bord, les jour, mois et an que dessus.
L’enseigne de vaisseau, officier du Seignelay, signature

Vu pour la légalisation de la signature de Monsieur Margollé, enseigne de vaisseau.
Le capitaine de frégate, commandant le Seignelay, signature et sceau
Le commandant de la colonie d’Obock, signature et sceau
Référence ANOM, Traités 7
Pour citer ce document djibouti.frontafrique.org/?doc21, mis en ligne le 19 octobre 2010, dernière modification le 28 décembre 2010, consulté le 16 décembre 2017.

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