Tracer des frontières à Djibouti

Hommes et territoires aux XIXe et XXe siècles - Corpus de textes


3 octobre 1939 - Arrêté n° 1004 réorganisant les quartiers de la ville indigène
Vu l’arrêté du 3 août 1923 créant des quartiers dans la ville indigène de Djibouti et instuituant des chefs de quartiers;
Vu l’arrêté du 18 novembre 1935 réorganisant les quartiers indigènes de Djibouti;
Vu l’arrêté du 8 août 1937 modifiant le précédant;
Sur la proposition de l’administrateur-maire de Djibouti

Arrête :

Art. 1er - Sont rapportés les arrêtés des 3 août 1923 créant des quartiers indigènes à Djibouti, 18 novembre 1935, réorganisant lesdits quartiers et 8 août 1937 modifiant le précédant.
Art. 2 - Il est créé, dans le périmètre urbain de Djibouti, sept quartiers. Chaque quartier aura à sa tête un chef ou notable indigène qui sera tout spécialement chargé de faire assurer la propreté, l’ordre et la tranquilité sous le contrôle de l’administrateur-maire et la surveillance constante du commissaire de police.

Délimitation des quartiers

Art. 3 - Ces quartiers, numérotés de 1 à 7, seront déterminés par des plaques indicatrices différentes de celles des rues et avenues; ils seront délimités comme suit :

Côté nord de l’avenue 13
Quartier 1 : Mosquée Hamoudi, route d’Ambouli, avenue centrale, boulevard n° 13, rebord du plateau de Djibouti.
Quartier n° 2 : Boulevard n° 13, rebord du plateau de Djibouti, quartier de l’abatoir, avenue Centrale.

Côté sud de l’avenue 13
Quartier n° 3 : Avenue Centrale, marché au bois, dernières cases de Boulaos du coté de la mer, boulevard 26 ou boulevard de la Zeriba, boulevard 12 prolongé.
Quartier n° 4 : Avenue Centrale, route d’Ambouli, avenue 25 ou de la TSF, une partie de l’avenue 26 pour retrouver le boulevard 13 prolongé.
Quartier n° 5 : avenue 26 ou avenue de la Zériba, route de Zailah, route de Boulaos et quartier réservé.
Quartier n° 6 : avenue 25 ou de la TSF, route d’Ambouli, village près de l’ancien cimetière, route de Zeilah.
Quartier n° 7 : comprend toutes les paillotes indigènes situées à Ambouli

Recrutement des chefs de quartier

Art. 4 - Les chefs de quartier sont nommés, licenciés ou révoqués par le Gouverneur sur proposition de l’administrateur-maire de Djibouti.
Le licenciement peut être prononcé pour suppression d’emploi, inaptitude physique ou professionnelle.
La révocation est prononcée pour faute grave.
Art. 5 - Les conditions exigées des candidats à l’emploi de chefs de quartier sont les suivantes :
1° Etre âgé de plus de 21 ans;
2° Etre sujet français et posséder en toute propriété des maisons ou cases d’une valeur supérieure à 2000 francs. (…)
3° - Connaître l’arabe parlé et le somali, et, autant que possible, le français.
(…)
Tenue des chefs de quartier
(…)
Traitements et remises
(…)
Attributions administratives
(…)
Attributions sanitaires
(…)
Atributions judiciaires
(…)
Attributions financières
(…)
Pas d’arrêté au 8/8/1937, ni dans le Journal officiel, ni dans la série 2A.
Référence Journal officiel de la CFS, 10/1939
Pour citer ce document djibouti.frontafrique.org/?doc198, mis en ligne le 20 novembre 2010, dernière modification le 20 novembre 2010, consulté le 26 juin 2017.

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