Tracer des frontières à Djibouti

Hommes et territoires aux XIXe et XXe siècles - Corpus de textes


18 juillet 1939 - Déclaration du ministre français des Affaires étrangères sur Cheikh-Saïd
La République française, soucieuse de consolider l’amitié que le traité du 26 avril 1936 a scellée entre Elle et le Yémen et, à cet effet, de marquer l’intérêt qu’elle porte au respect du statu quo territorial et politique des pays riverains de la côte arabique de la mer Rouge, déclare qu’elle n’a pas l’intention de soulever la question de Cheikh-Saïd aussi longtemps que le gouvernement de sa Majesté l’Imam :
a) occupera effectivement la zone visée par l’acte enregistré à Aden le 1er octobre 1868 et l’arrangement franco-ottoman des 4-5 juillet 1870;
b) ne donera à bail, n’hypothèquera, n’aliénera, à titre onéreux ou gratuit, à une tierce personne, aucune parcelle du littoral de son royaume, ni n’en délèguera, de manière expresse ou tacite la défense.
La présente déclaration ne saurait affecter les droits que, par le contrat de 1868, se sont personnellement acquis les concessionnaires.

Georges Bonnet
Référence ANOM 2E9
Pour citer ce document djibouti.frontafrique.org/?doc120, mis en ligne le 18 novembre 2010, dernière modification le 15 juin 2011, consulté le 19 octobre 2017.

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